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1. Nous
y trouvons d'abord une révélation de
l'incommensurable tendresse de Dieu pour les pécheurs,
tendresse qui a été manifestée aux hommes
par Jésus:
dans la sollicitude dont il a entouré
les pécheurs au cours de son ministère terrestre,
davantage encore dans le sacrifice de sa propre vie accepté
pour leur Rédemption.
La découverte d'un tel amour ne peut
pas ne pas nous remplir de la plus entière confiance
à l'égard de celui qui nous aime. Nous sommes pécheurs,
nous ne le savons que trop pour peu que nous nous connaissions
nous-mêmes; nous ne pourrons plus oublier désormais
que cette condition misérable ne nous soustrait pas à
l'amour de Dieu, qu'elle semble plutôt redoubler sa
sollicitude. Confiance donc pour nous-mêmes, mais aussi
pour ceux qui nous entourent.
Nous vivons au milieu d'hommes pécheurs.
En voyant nos frères en difficulté ou égarés,
nous devons nous souvenir qu'ils restent aimés de Dieu,
et que cet amour est puissant pour sauver.
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2. Il n'est
pas possible de découvrir vraiment cet amour de Dieu sans
se rendre compte de l'exigence
qu'il entraîne pour nous.
Le fils aîné de la parabole, qui
n'a pas compris l'amour de son père, ne comprend pas non
plus l'appel qui en résulte: il ne sera réellement
le fils de son père qu'en partageant son amour, en aimant
son frère.
La mise en garde que la parabole adresse aux
Pharisiens n'est pas sans objet pour les chrétiens. Elle
leur rappelle qu'on ne saurait servir Dieu comme il veut être
servi sans l'aimer et sans communier à l'amour qu'il
porte à nos frères, même si ceux-ci sont pécheurs,
surtout s'ils sont pécheurs. La conduite de Jésus
est à l'opposé de l'orgueilleuse sécheresse
de cœur du Pharisien retranché dans la fallacieuse sécurité
que lui donne sa scrupuleuse observance des commandements.
Comment pourrait-on se dire disciple de Jésus
si l'on se détourne avec mépris de ceux qui se
trouvent dans la pire des détresses, celle du péché?
L'amour de Dieu nous appelle à l'amour de nos frères:
" Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés,
nous devons nous aimer les uns les autres " (1 Jn 4,11).
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